Les chiens, compagnons fidèles et joyeux, peuvent parfois être victimes de la gale des oreilles, une affection parasitaire fréquente et inconfortable. Les vétérinaires alertent sur l’importance de la prévention pour éviter ce problème de santé courant. En adoptant des mesures simples, telles qu’une hygiène auriculaire régulière et des contrôles vétérinaires fréquents, les propriétaires peuvent protéger leurs amis à quatre pattes. Les experts recommandent aussi de surveiller les signes avant-coureurs, comme les secousses de tête et les grattages excessifs, pour agir rapidement et éviter des complications.
Qu’est-ce que la gale des oreilles chez le chien ?
La gale des oreilles, ou gale auriculaire, n’épargne pas nos compagnons. Cette affection parasitaire s’invite sournoisement, portée par un acarien minuscule nommé Otodectes Cynotis. À peine 0,4 mm, mais capable de semer la pagaille, surtout chez les jeunes chiens ou ceux partageant la vie collective d’un refuge ou d’un élevage.
Une fois installé dans le conduit auditif, cet acarien s’y reproduit et boucle son cycle de vie en trois semaines. Il se nourrit de cérumen et de débris cutanés, déclenchant rougeurs, démangeaisons et inflammations. Chez le chien, la gale des oreilles se manifeste surtout par une gêne prononcée et des démangeaisons qui semblent insupportables à l’animal.
Trois symptômes reviennent le plus souvent et doivent alerter :
- Démangeaisons sévères
- Cérumen noirâtre
- Odeur désagréable émanant des oreilles
La transmission se fait facilement : un contact direct suffit pour contaminer un autre chien. Les lieux où la promiscuité règne, comme les chenils, refuges ou élevages, deviennent alors des foyers à risque. Ne relâchez jamais la surveillance ni la prévention : un suivi vétérinaire régulier reste la meilleure défense pour préserver l’oreille de vos compagnons.
Comment repérer les symptômes de la gale auriculaire ?
Repérer la gale auriculaire n’est pas toujours évident au début, mais certains signes ne trompent pas et doivent inciter à la vigilance.
Signes cliniques à surveiller
Un chien qui se gratte frénétiquement les oreilles, secoue la tête à répétition ou frotte ses oreilles contre le sol ou les meubles tente de soulager une irritation persistante. Ce sont souvent les premiers gestes qui trahissent la présence de ces parasites.
En observant l’oreille, le cérumen noirâtre, parfois épais et granuleux, fait figure de signal d’alarme. Son aspect rappelle le marc de café : il s’agit d’un mélange de sécrétions, débris de peau et déjections d’acariens. Cette accumulation, visible même sans loupe, est l’un des indicateurs les plus fiables.
Une odeur inhabituelle, parfois forte et désagréable, s’échappe alors de l’oreille. Elle provient souvent d’une infection secondaire, conséquence directe de la présence des parasites.
Autres manifestations
Si l’infestation s’aggrave, d’autres symptômes s’installent : croûtes, plaies autour de l’oreille, parfois même perte d’équilibre ou tête penchée sur le côté. Ces derniers signes témoignent d’une situation avancée et réclament une intervention vétérinaire sans délai.
Les traitements recommandés par les vétérinaires
Protocoles thérapeutiques
Face à la gale des oreilles, l’avis du vétérinaire s’impose. Le traitement s’articule en plusieurs étapes, à suivre scrupuleusement :
- Utilisation de lotions nettoyantes adaptées pour éliminer le cérumen et tous les résidus accumulés dans le conduit auditif.
- Application de crèmes acaricides ou solutions auriculaires contenant des insecticides pour venir à bout des acariens Otodectes Cynotis.
La rigueur est de mise : il faut poursuivre le protocole sur plusieurs semaines pour éliminer toute la colonie. Un traitement interrompu trop tôt expose à une rechute, parfois plus difficile à gérer.
Suivi et prévention
Après le traitement, la vigilance ne s’arrête pas. Surveillez régulièrement l’état des oreilles de votre chien et n’hésitez pas à retourner chez le vétérinaire pour un contrôle si le moindre doute subsiste.
Quelques mesures préventives permettent d’espacer les récidives :
- Nettoyer les oreilles de votre animal à intervalles réguliers avec des produits conçus pour lui.
- Limiter les contacts avec des chiens infectés, notamment en chenils, refuges ou élevages où la propagation peut être rapide.
Hygiène et contrôle vétérinaire sont les armes les plus fiables contre la gale auriculaire.
Conseils pour prévenir la gale des oreilles chez le chien
Hygiène régulière
Entretenir les oreilles de son chien, c’est lui épargner bien des désagréments. Utilisez une solution auriculaire douce, adaptée à la physiologie canine. Nettoyez avec précaution, sans chercher à aller trop loin dans le conduit : l’objectif n’est pas de tout retirer, mais de limiter l’accumulation de sécrétions propices aux parasites.
Évitez les contacts à risque
Le contact direct avec un animal porteur reste la principale voie de transmission. Pour limiter ce risque, restreignez la fréquentation de certains lieux :
- chenils
- refuges
- élevages
Si la visite dans ces environnements ne peut être évitée, vérifiez systématiquement les oreilles de votre chien au retour. Un simple contrôle visuel suffit souvent à déceler un début d’infestation.
Surveillance et soins réguliers
La régularité des contrôles fait toute la différence. À la moindre alerte, démangeaisons, secousses de tête, présence de cérumen inhabituel, un rendez-vous chez le vétérinaire s’impose. Mieux vaut prévenir que laisser s’installer une gêne qui peut très vite dégénérer.
Nutrition et immunité
Enfin, un chien nourrit avec une alimentation de qualité bénéficie d’un système immunitaire plus solide. Privilégiez les croquettes riches en nutriments, afin de renforcer sa résistance naturelle aux parasites.
L’attention, la rigueur et la bienveillance au quotidien sont la meilleure protection contre la gale des oreilles. Un chien serein, qui ne se gratte plus les oreilles à s’en faire trembler tout le corps, c’est déjà une victoire sur ces envahisseurs invisibles.



