Les statistiques vétérinaires ne s’embarrassent pas de nuances : la gale d’oreille fait partie des infections les plus fréquentes chez le chien, et pourtant, combien de propriétaires passent à côté des premiers signaux d’alerte ? Démangeaisons incessantes, oreilles boursouflées, rougeurs qui ne trompent pas… Savoir reconnaître ces signes, c’est offrir à son animal une chance d’être soulagé rapidement, avant que l’affaire ne prenne une tournure plus sérieuse.
Regarder des photos de gale d’oreille chez le chien peut s’avérer d’une grande aide pour repérer la maladie. Un détail à surveiller : l’apparition de débris noirs à l’aspect de marc de café au fond du conduit auditif. Face à ce constat, une seule priorité : consulter le vétérinaire. Lui seul pourra poser un diagnostic sûr et lancer le traitement adéquat.
Qu’est-ce que la gale des oreilles chez le chien ?
La gale auriculaire, nommée aussi gale des oreilles chez le chien, tire son origine d’un acarien minuscule : Otodectes cynotis. Ce parasite s’installe profondément dans le conduit auditif et déclenche une inflammation, parfois sévère, qui peut dégénérer en otite. Cette affection ne concerne pas uniquement les chiens ; les chats et d’autres animaux y sont également exposés.
Symptômes et signes cliniques
Pour mieux cerner la gale auriculaire, il est utile de connaître les signes les plus fréquents observés chez les chiens atteints :
- Démangeaisons intenses menant à des secouements de tête répétés.
- Rougeur et gonflement visibles des oreilles.
- Accumulation de débris noirs évoquant du marc de café à l’intérieur du conduit.
Ces manifestations sont directement liées à l’irritation engendrée par les acariens et, sans vigilance, peuvent évoluer vers des infections bactériennes secondaires.
Transmission et diagnostic
La contamination survient surtout lors de contacts rapprochés entre animaux, particulièrement dans les chenils, refuges ou collectivités animalières. Pour poser un diagnostic, le vétérinaire prélève un peu de cérumen puis l’examine au microscope afin d’y déceler la trace d’Otodectes cynotis.
Traitement et prévention
Le plan d’action comprend généralement plusieurs volets :
- Utilisation de pommades acaricides ou d’autres traitements antiparasitaires.
- Nettoyage répétitif des oreilles pour retirer les débris et apaiser l’inflammation.
Rester attentif aux signes, surtout dans les lieux où les chiens vivent ou se croisent en nombre, et prévoir un contrôle vétérinaire régulier, limite nettement les risques d’infestation.
Les premiers signes de la gale auriculaire
Identifier les signaux précoces permet d’intervenir avant que l’état du chien ne se complique. Voici les symptômes initiaux à surveiller :
- Démangeaisons : le chien gratte fréquemment ses oreilles, parfois avec frénésie.
- Secouements de la tête : tentatives répétées pour atténuer la gêne.
- Présence de cérumen : apparition d’un dépôt brun foncé, voire noir, dans le conduit auditif.
L’acarien Otodectes cynotis est responsable de ces troubles. La démangeaison sévère reste le symptôme le plus parlant.
Prendre le temps d’observer le comportement de son chien permet souvent de détecter la maladie à un stade où elle se soigne bien. Si ces signes apparaissent, une visite chez le vétérinaire s’impose. L’examen du cérumen au microscope viendra confirmer la présence du parasite.
Comportements à surveiller
En plus des signes physiques, certains comportements doivent attirer l’attention :
- Agitation inhabituelle, le chien semble inconfortable.
- Frottement des oreilles contre les meubles, le sol ou d’autres objets.
- Perte d’appétit possible si l’inconfort devient trop marqué.
Détecter la maladie à ce stade réduit le risque de complications et permet au chien de retrouver rapidement son bien-être.
Comment diagnostiquer la gale des oreilles chez le chien ?
Le diagnostic de la gale des oreilles s’appuie sur plusieurs examens menés en cabinet vétérinaire.
Examen clinique
Lors du rendez-vous, le vétérinaire inspecte minutieusement les oreilles du chien. L’observation permet d’identifier :
- Accumulation de cérumen foncé, souvent accompagné d’une odeur marquée.
- Inflammation visible du conduit auditif, avec rougeur et gonflement.
Examen microscopique
Pour valider la présence d’Otodectes cynotis, un prélèvement de cérumen est réalisé. L’analyse au microscope révèle alors la présence des acariens ou de leurs œufs, confirmant le diagnostic.
Tests complémentaires
Dans certains cas, il est utile d’écarter d’autres causes d’otite. Le vétérinaire peut alors proposer différents examens :
- Culture bactérienne pour rechercher une éventuelle infection secondaire.
- Examen cytologique afin d’analyser la composition des cellules du cérumen.
Un diagnostic posé sans tarder permet d’initier le bon traitement et d’éviter que la situation ne se détériore davantage.
Traitement et prévention de la gale auriculaire
Traitement
La prise en charge de la gale d’oreille s’appuie sur des médicaments ciblés et des soins réguliers. Les étapes du traitement sont les suivantes :
- Pommade acaricide appliquée dans le conduit auditif pour éradiquer les parasites.
- Antiparasitaires systémiques administrés par voie orale ou sous forme d’injection, pour traiter l’ensemble du corps.
- Nettoyage des oreilles répété pour éliminer les résidus et soulager l’irritation.
La guérison demande généralement plusieurs semaines, le vétérinaire ajustant la durée et la nature du traitement selon la progression de l’infection.
Prévention
Prévenir la gale des oreilles, surtout dans les milieux où la promiscuité canine est forte, repose sur quelques principes simples :
- Hygiène rigoureuse avec un nettoyage régulier des oreilles, en utilisant des produits adaptés.
- Contrôle antiparasitaire fréquent, particulièrement pour les chiens qui fréquentent des chenils ou des refuges.
- Inspection régulière des oreilles afin de repérer rapidement tout signe évocateur.
Dans les chenils, refuges et autres collectivités, la vigilance reste le meilleur rempart contre la propagation de la gale auriculaire. En y accordant de l’attention, on évite bien des tracas à son compagnon à quatre pattes. Un geste simple, parfois, suffit à stopper la maladie avant qu’elle ne s’installe.



