Un élevage de shiba inu sérieux se reconnaît à six points vérifiables avant toute réservation : une déclaration en règle, des chiots inscrits au LOF, des reproducteurs testés, une visite avec la mère, les documents de cession et un prix accompagné d’un contrat. La race est à la mode et les annonces douteuses sont nombreuses, d’où l’intérêt de contrôler chaque point plutôt que de se fier à une photo de chiot.
Élevage de shiba inu : un éleveur déclaré et formé
La loi encadre la vente de chiots, y compris pour une seule portée. Pour des chiots de race inscrits au LOF, la déclaration sur la Base nationale des opérateurs est obligatoire, avec toutes les portées déclarées au livre généalogique. Pour les autres animaux, le vendeur crée son élevage au guichet unique et obtient des numéros Siren et Siret.
Au-delà d’une portée par an, l’éleveur doit déclarer son activité à la DDPP ou à la DDETSPP au moins 30 jours avant toute vente, et une personne de l’établissement doit justifier d’une certification ou d’une formation. Une absence de déclaration est punie de 30 000 € d’amende.
L’annonce elle-même est un indice. Elle doit afficher le numéro d’identification de la mère, le nombre de chiots de la portée, le nombre de femelles reproductrices et les numéros Siren et Siret (ou le numéro d’inscription de la portée au livre généalogique). Une annonce qui n’en donne aucun est à écarter.
Des chiots shiba inscrits au LOF
Un chiot inscrit au LOF descend de parents eux-mêmes inscrits, ce qui rend la filiation vérifiable. La mention « LOF » dans une annonce n’a pas le même sens que « d’apparence shiba », une formule réservée aux animaux qui ressemblent à la race sans en avoir les papiers.

Le standard reconnaît le rouge, la couleur la plus courante, le sésame et le noir et feu, la crème étant moins bien admise. Pour cette dernière robe, notre article sur le shiba à robe noir et feu détaille les origines de la variété.
Les tests de santé des reproducteurs
Le shiba peut être prédisposé à plusieurs maladies héréditaires : dysplasie de la hanche, luxation de la rotule, glaucome et autres maladies des yeux, épilepsie, allergies et maladies de peau. Un éleveur sérieux a fait contrôler le père et la mère pour ces points.
Il remet les résultats par écrit. Une phrase du type « mes chiens sont en bonne santé » ne vaut pas un compte rendu vétérinaire, et un éleveur qui refuse de le montrer répond à votre question.
Une visite possible, la mère présente
L’éleveur reçoit les acheteurs, montre la mère et le lieu de vie des chiots, et laisse voir la portée. Un chiot de plus de 8 semaines est le minimum légal pour une cession : une livraison avant cet âge est un signal d’alerte.

Un bon éleveur pose aussi des questions : logement, temps disponible, expérience avec les chiens. Le shiba a un caractère indépendant, et il peut vivre en appartement à condition de sortir chaque jour et de recevoir une vraie stimulation mentale. Un jardin clos reste un avantage. Si vous hésitez avec un autre chien japonais, son grand cousin l’akita inu demande beaucoup plus de place.
Les documents remis avec le chiot
Le vendeur remet à l’acheteur, au moment de la cession, les pièces suivantes :
- L’attestation de cession, accompagnée du document qui atteste l’identification du chiot par puce ou tatouage, enregistrée à l’Icad.
- Un certificat vétérinaire de moins de 3 mois, établi après examen du chiot.
- Le document d’information, si l’acheteur a déjà un animal de la même espèce et présente son certificat d’engagement.
Le vendeur doit aussi vérifier que l’acheteur a signé le certificat d’engagement et de connaissance, avec sa mention manuscrite. Ce certificat est remis au moins 7 jours avant la cession : il est impossible de le signer et d’emporter le chiot le même jour.
Pour l’arrivée à la maison, l’éleveur donne souvent des conseils : jouets adaptés, petits objets rangés. Pour réagir en cas de problème, voyez les bons gestes face à un étouffement.
Prix d’un chiot shiba et contrat écrit
En élevage, un chiot shiba coûte environ 1 200 à 2 000 € selon une fourchette publiée par Santévet. Le prix varie avec la lignée, la couleur de la robe et les contrôles de santé faits sur les parents.
Un prix très inférieur doit alerter, car il suppose souvent des économies sur les tests, les soins ou les papiers. La même logique vaut pour le prix d’un shiba inu annoncé sans numéro Siren.
Le prix, l’éventuel acompte et la date de remise du chiot se notent dans un contrat écrit, signé par les deux parties. Les délais d’attente de plusieurs semaines sont normaux pour un élevage dont les portées sont peu nombreuses.
Avant de verser quoi que ce soit, vérifiez le numéro Siren de l’éleveur et demandez le certificat d’engagement à signer. Si l’un des deux manque, passez à l’élevage suivant.


